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  • gallia basmaison
  • Creil, c' est toi qui vois !
  • Femme
  • Fonction :Maire Adjointe à la culture Métier : Fonctionnaire territoriale
Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /Oct /2009 15:36
Le mercredi 23 septembre 2009 La ville décidait de présenter sa saison culturelle c'est à dire celle de tous les services municipaux.

Puisque les journalistes n'étaient pas là et qu'ils n'ont  pas cité ma présence lors de cette présentation( les articles sortis ont été écrits sur la base de l'allocution du Maire qui leur a été remise) voici mon texte.

Je regrette nénmoins que mon nom n'ai même pas été cité, je suis adjoint(e) à la culture et il n'est pas incongru de le rappeller de temps en temps .

Même si je ne cours pas après les photos et les articles je trouve important que l'on évoque le travail mené avec les services.

Après une présentation théatralisée et déambulatoire de la saison dans l'espace culturel de la faïencerie (manufacture, hall, médiathèque, canneville) une  présentation de l'ensemble des structures de la ville et des dates importantes, le Maire c'est exprimé dans un discours et j'en ai fait de même à sa suite.

CULTURE ET DEMOCRATIE A CREIL


 

Culture et démocratie à Creil


Pourquoi changer nos façons de faire ?

Parce que nous avons changés nos façons de voir.

 

La « culture », voilà un mot qui fait parler de lui !

 

Vous m’en voudrez peut être et Creil n’est pas spécialement visée dans mon propos mais Creil n’est pas non plus passé totalement au travers de ce qui est arrivé à la « culture » dans ce pays.

 

Pour comprendre les enjeux il nous faut revenir en arrière :

 

Il fut un temps désormais lointain ou il était de bon ton d’être cultivé, c’était même une marque de distinction sociale et donc une marque de ségrégation sociale aussi.

 

Les luttes politiques sont passées par là et la culture est devenue un combat,

Un élément déterminant d’émancipation, tout du moins pour la « grande famille » politique à laquelle j’appartiens.

 

On pensait alors la forme et le fonds intimement mêlé on cherchait à bousculer ceux qui se disaient cultivés à les faire bouger sur leur base et puis à « éduquer » voir à élever hors de ce qu’on considérait comme de l’obscurantisme, tous les autres.

 

L’époque avait le mérite de chercher sans cesse toutes sortes de voies nouvelles.

 

Et puis la culture est devenue une marchandise obéissant à la seule loi qui régit le commerce, vendre, vendre à tout pris.

 

Pendant que d’un côté les « vulgaires vendeurs » vendaient tout et absolument n’importe quoi, Ignorant totalement jusqu’au mot culture ou le vidant désespérément de sens,

 

De l’autre côté les autres, les « cultivés » refusaient parfois jusqu’à l’outrance de s’abaisser aux contingences matérielles allant parfois jusqu’à ne plus se soucier de compter les spectateurs, les pratiquants, les usagers,

Allant parfois jusqu’à ne plus avoir de spectateurs ou d’usagers, hormis les amis des amis des artistes.

 

Je parle bien sur de ceux qui vivent grâce à des fonds publics les autres ne relèvent pas de notre problématique ; qui se débrouille seul s’administre librement !

 

Je schématise volontairement et ce afin de vous faire un temps soit peu réagir, voir frémir !

 

Il faut en effet que la culture nous fasse frémir.

 

Aujourd’hui nous sommes à la croisée des chemins économiquement, socialement, culturellement et donc bien sur politiquement car j’appartiens résolument à la catégorie de ceux non pas qui pensent, mais de ceux qui savent que tout est politique.

 

Nous devons évoluer et ce n’est pas à un prêt à penser culturel que la ville vous invite.

En tant qu’élue je me refuse à penser pour les autres,

 

Je me refuse à croire que je pense mieux que les autres, par conviction que la hiérarchie des goûts est une impasse et parfois je l’avoue, je m’impose de croire que je ne pense pas mieux que les autres, juste par éthique !

 

Un élu ne peut légitimement agir que dans un souci constant d’éthique, c'est-à-dire de morale laïque.

 

Un élu et tous ceux qui travaillent pour le service public.

 

C’est maintenant que nous devons tirer des leçons de ce qui a échoué !

 

Quand je dis nous, je parle des politiques et je parle de ceux qui mettent en œuvre les idées politique en matière culturelle,

 

Je parle avant tout de ceux qui font de la culture dans le champ public, les services publics culturels.

 

Je parle avant tout des collectivités territoriales devenues les plus gros financeurs de la culture et c’est un fait nouveau !

Cela augmente grandement nos responsabilités et dans le même temps cela doit changer le regard que l’on porte sur nous.

 

Nous sommes devenus incontournable dans la mise en œuvre des politiques culturelles, il reste à le faire savoir.

Le champ public est aussi celui des associations.

 

Je ne laisse pas de côté le secteur privé quant il s’agit des commerçants indépendants tel les libraires creillois, qui travaillent autrement et bien plus difficilement que les simples vendeurs de livres, ceux là ont des missions proches des nôtres !

 

La culture ne vise pas qu’à la confortation de ce que l’on est, elle n’est pas qu’un simple refuge existentiel.

 

Elle est aussi une chance inconfortable mais une chance qui nous est offerte de se voir autrement, de voir les autres autrement et donc de devenir différent.

 

La culture nous offre une possibilité de dépassement permanent, une possibilité d’agrandir notre monde et donc d’agrandir le monde, en tout cas elle se doit de relever de cette recherche d’agrandissement.

 

Le monde est toujours trop petit en matière de culture.

 

A Creil nous voulons relever le défi et sortir des impasses du moment.

 

La première est celle qui dit :

 

Je vous donne ce que vous voulez, je façonne vos gouts de manière stéréotypé, c’est la logique démago-marchande.

 

La seconde proclame haut et fort ou pire de manière masquée :

 

Voilà ce qui est beau, voilà ce qui est bien, c’est la logique élitiste et sectaire.

 

Plus qu’une idée c’est une méthode que nous vous vous proposons la seule qui permet de ne pas penser pour les autres mais avec les autres.

 

Avant tout il faut favoriser, développer et valoriser le professionnalisme de ceux dont le métier est d’offrir des services culturels, imposer le respect de ces métiers, les promouvoir en échange de quoi nous devons nous rendre totalement perméable à la critique, plus, nous devons favoriser cette critique car elle est source d’équité. Une critique fertile car éclairée.

 

Tout le monde peut comprendre si l’on cherche à expliquer !

 

La seule méthode que je connaisse et que j’ai expérimentée sur le secteur de l’enfance c’est celle qui consiste à favoriser un dialogue permanent.

 

Aller là ou les habitants se trouve, dans différent groupe déjà constitué et dans d’autres à créer et venir leur expliquer ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons et ensuite les laisser exercer leur sens critique.

 

Expliquer que nos structures comprennent des enseignants qui dispensent un savoir répertorié, évaluable, que nos structures sont là pour faire découvrir des pratiques et des techniques que nos structures peuvent et doivent aussi recevoir ceux qui développent leur propres approches.

 

En tant que service public nous ne pouvons laisser personne de côté.

 

Nous devons travailler pour et avec les professionnels

 

Pour et avec les amateurs éclairés

 

Pour et avec les novices et simples spectateurs

 

Pour et avec ceux qui n’appartiennent à aucune de ces catégorie et c’est là le plus difficile.

 

Afin d’arriver à tout cela nous allons lancer des états généraux de la culture ;

 

Nous partirons de l’existant, du décryptage du fonctionnement actuel des services culturels en étant didactique et puis nous associerons tous ceux qui le veulent à une grande réflexion sur la culture sous toutes ses formes à Creil.

 

Nous travaillerons avec les associations, les conseils de résidents, les conseils d’établissements, les usagers des structures, les pratiquants et les simples spectateurs.

 

A l’issu de cette consultation nous souhaitons mettre en place des collectifs de réflexion qui se pencheront avec nous sur tous les aspects qu’une ville doit gérer et mettre en œuvre à savoir :

 

Travailler à ce que dans chaque structure de la ville ou aidée par la ville il y ai une programmation et des pratiques culturelles tour à tour simples et conviviales, pédagogiques et exhaustives, novatrices et exigeantes, chacun de ses défis doit être relevé, aucun ne doit être laissé de côté.

 

Travailler sur les aspects concrets qui facilitent l’accès aux structures, la tarification, les horaires, l’aménagement des lieux, la répartition géographique pertinente sur l’ensemble du territoire et bien d’autres aspects.

 

Nous réfléchirons à la préservation des lieux culturels pour qu’ils soient à la fois professionnels et ouverts en mutualisant dès que possible les locaux afin de mélanger les publics.

 

Afin d’être le garant de la prise en compte des aspirations de tous la ville à repris en gestion direct tous les équipements culturels mais ce n’est pas pour définir seule une politique culturelle Creilloise c’est pour au contraire offrir au plus grand nombre la possibilité d’avoir son mot à dire et d’être entendu.

 

Cette démarche ne pourra pas avoir lieu sans l’appui de tous ceux qui travaillent pour la ville.

 

Les Médiathèques, Le musée, le conservatoire de musique et de danse, Matisse notre école des baux arts, la manufacture, le studio musique, et bientôt à nouveau la grange à musique et l’espace Lebrun lorsqu’il sera finalisé ainsi que la MCA qui en étant au service de toutes les associations creilloises et bien sur un lieu ressource également pour les associations culturelles.

 

Nous aurons aussi besoin du service enfance et du service jeunesse qui représente à eux seul une part importante des familles creilloises ainsi que du CCAS mais je ne vais pas citer tous les services possibles.

 

Nous comptons sur le partage de la démarche avec l’ensemble des acteurs culturels.

 

Les initiés car la notion reste nouvelle verront que nous sommes prêts à un agenda 21 de la culture puisque les maîtres mots en sont la diversité, la transversalité et surtout la démocratie participative à savoir une véritable démocratie digne de ce nouveau siècle.

 

Voilà, nous nous apprêtons à aller encore plus loin dans nos façons de travailler pour conserver les publics qui nous suivent déjà de près et parfois depuis longtemps mais aussi pour que plus de Creillois puissent faire entrer la culture dans leur vie et en faire le partage.

 

Gallia Basmaison

 

Calendrier des états généraux:

 

Début 2010


Lancement par la présentation public du bilan de fonctionnement réalisé par la ville


Automne 2010


Présentation public d’un bilan partagé

Présentation des préconisations faites par les groupes de travail

Création de structures de concertation permanente.

 

 

 

 

 







Par gallia basmaison
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Qui, mais qui donc..?

La présidentielle les rend tous fous !

Ou comment on devrait se présenter aux scrutins




C'est tout de même curieux, cet acharnement à vouloir un "champion",


un leader, une star  !!


Quand on fait de la politique, il y a d'abord l'analyse des faits que l'on doit partager

pour aller plus loin ensemble !


Si l'on ne se résigne pas à subir, que l'on est prêt à agir, alors il faut réfuter point par point, les

idées, les slogans,  les textes de lois, toutes les décisions politiques qui vont à l'encontre

de nos besoins ...


1) On se rassemble sur des idées communes avant tout et en premier lieu !


2) On trouve les moyens à mettre en oeuvre et on se compte !


3) On choisit ensuite et seulement ensuite, en dernier lieu, celui ou celle, qui le moment venu,

pour l'échéance considérée, portera le mieux les idées et les actions envisagées.


4) Le choix doit être démocratique, tout le monde devrait pouvoir se présenter,

mais c'est au plus grand nombre de décider dans le secret de l'isoloir.




En résumé et pour le dire brutalement qui, mais on s'en fou !

On veux savoir ce qu'on nous propose, point barre .

Une femme bien sur, pourquoi pas ! Un homme encore et alors,

un jeune (pas trop quand même), un vieux (pas trop quand même),


aucune importance !


La théorie de l'incarnation a vécue !


En démocratie, se sont les idées qui passent devant,

pas les gens !

Gallia















 
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